​"Swimming Pool" 

​Swimming Pool – immersion en douceur

Des mots sont venus et revenus durant l’immersion dans cette série photographique magique. La peur de les prononcer, peur de briser le charme. Les écrire sur la pointe des pieds alors : sœurs, susurrements, conciliabules, ablutions, sérénité, secrets, sourires, se souvenir, respecter... C’est tout cela et bien plus que ces images auréolées d’une douce tristesse nous offrent. Un sentiment de chaleur conservé au creux d’un temps suspendu, dans la serre de la Swimming Pool ; imaginons-la couverte – désir de garder précieusement sous une cloche, dans une bulle, dans la matrice peut-être, et loin du monde effrené. Désir de laisser « pousser » aussi, de laisser grandir, de libérer. Ces photographies sont comme des baisers, consolant de l’absence, mais aussi de la fuite du temps. Portraits de nageuses oniriques, absorbées par des rites personnels, par l’instant, par leur subjectivité, et baignées d’amour... Elles irradient, telles des icônes religieuses, elles sont infiniment divines. Enfants pensifs et téméraires, tout à leurs jeux hors du temps... Ces images, « retravaillées » au-delà de la photographie et de la peinture, sont magnifiquement poétisées et célèbrent le pouvoir rassérénant de la création et de l’imagination.



Sabine Huynh - Ecrivain - Poétesse -



Dans son *blog où sont visibles quelques-unes de ses « Traces », la photographe auteur et artiste LSarah Dubas nous invite à un voyage vers notre “être intérieur, notre être en mouvements celui de la transformation perpétuelle, du devenir émouvant qui trace les signes du temps“ tels sont ses propres mots sur ses “prises photographiques“ “… ce que nous foulons chaque jour aux pieds sans même y penser, en perpétuel devenir … “
Traces, dont le scupteur Américain, Harry Weber, dit :
"This is brilliant work..."
A travers l’étendue de ses champs photographiques, emboîtons-lui le pas et mettons en lumière quelques éléments de sa passionnante démarche. Comment, des apparences, parvient-elle à nous mettre en contact avec cette ligne instable que l’on appelle la réalité ?
De la photo intitulée « Giverny » à « Bouche d’Incendie » en passant par la série « Côtes Normandes » jusqu’aux planches « Swimming Pool » ou « Children in the Beach », quelle réfraction du Monde nous propose-telle ?
Nous le savons, nous vivons une illusion permanente. Ce que révèle, pas à pas ce travail, c’est la réalité de cette illusion. Elle jette sur la multitude des choses, des humains, et du monde, des voiles. Ces voiles qu’elle retire cependant un à un. C’est pourquoi l’on aboutit, au fil de la contemplation de ses “Prises photographiques“, à un effet surprenant qui associe Hyperréalisme et Impressionnisme, naturalisme empreint de symbolisme, ce que l’on retrouve aussi dans ce qu’elle nomme ses « peau&tics » textes en vers libres où en rimes, dans une grande liberté d’écriture. Il est à noter cependant que chacune de ses thématiques possède son propre langage, la série « Spirit » nous rapproche du pictorialisme par ses teintes et son expression, réduit à l’essentiel de l’objet photographié, l’arbre, l’eau, les cieux. Remarquable travail avec de simples paysages, corps, sans mise en scène, captés dans leur denuement le plus total.
On pense à Corot dans cette photographie, que dis-je dans ce tableau intitulé : “En quittant Flaubert et la Ferme de Gefosse“. On évoque Monet avec “Giverny“ On plonge dans Turner avec “Rendez-vous dans la nuit“ “Notre promenade sous la lune“ ou encore dans ce magnifique “Soir“ des Côtes Normandes de la série “Children of the beach“ où la lumière d’un vert transparent donne une impression lunaire, et atteint à la perfection. Prononcons le maître-mot : la peinture. Que Beaudelaire se rassure, lui qui voua aux gémonies la photographie, LSarah Dubas lui restitue toute sa noblesse. Elle vise le vrai, l’unique, l’absolu : Ce qui reste du regard lorsque l’on ferme les yeux.
Cet aller-retour incessant de la réalité au rêve, du rêve à la réalité, de la photographie à la peinture et de la peinture au sujet capturé, se joue avec grâce et légèreté. De ces paysages, de ces corps nus et fragiles qu’elle nous donne à voir, ces corps, voués à la disparition, ces « Traces », se dégage une mélancolie questionnant le Paradis perdu de chacun.
Quand les apparences collent au réel comme dans la photographie intitulée “Grue, Porte de Clichy“ ou lorsqu’elle sculpte “L’état des Roses“ En véritables tableaux Flamands, clin d’œil à ses origines Nordiques, avec l’ingéniosité et l’habileté nécessaires, sa touche fixe l’instant dans le temps. N’est-ce pas ainsi que sont les fleurs ? Mortelles pour nous simples mortels. “The artist is always présent.“ comme l’affirme *Richard Witham dans sa *note à propos de de L Sarah Dubas. Je partage largement cet éloge.
J’évoquerai enfin la notion que les Grecs se faisaient de la peinture :
“Peindre le réel, c’est peindre les voiles qui le recouvrent.“ Comme nous le rappelle Platon dans l’illustre anecdote rapportée par le *Concours de peinture…Cette somme de travail, que je ne fais qu’aborder ici, mérite non seulement notre attention mais d’être mis en lumière. Il y a quelque chose qui nous retient dans celles de LSarah Dubas, une profondeur élégante, un réel abordé sans ostentation, avec la possibilité dans une même captation, de s’en évader, les deux faces de notre existence réunis en une image. L’espace périssable, incertain, poétique nous rappelle ce qui fait justement la beauté des choses ; une innocence du regard demeuré intact et qui jamais ne se laisse piéger par la technique. Un beau challenge.

Georges Touati, Directeur de l’EICAR

 

"Traces" 

 

"This is brilliant work. This is one of the most powerful examples have seen of what happens when an artist can combine an exceptional eye and imagination with a rare compositional talent and technical skill that is obviously a product of very hard work. I love the result."
 

Harry Weber - Sculptor 4/01/2012​-

I have always loved the photographic work of photo artists such as William Eggleston, and Simon Norfolk. It is apparent to me that though the focus of their work is the content and is what the viewer sees, what stands them apart is that you can feel that the quality of their images start with how they view the world and the chosen subject matter. There is a tangible sense of why they saw what they did and why they chose that moment to press the button and capture that unrepeatable moment and their own view of the world is indelibly ingrained into their images. Their images are a product of their mind – their sense of what they see and a sense of when to exactly capture that moment.

Most people look but do not see and therefore should never own a camera! Most times they will look at an image created by a great photographer and see a simple and to them a somewhat ordinary photograph and because they have forgotten how to see they miss the depth that lies beneath the surface of a simple image.

L.S-D’s work stands out as it not only possesses a very personal interpretation of the world she sees and is wholly ingrained with her own view and perception of that world, it portrays this by capturing simple but evocative images of what is to most people ‘ordinary life and ordinary things’. They appear simple compositions but by looking and seeing the depths of what have been captured reveal themselves.

They are treated with various levels textured manipulation which simply adds to this depth and richness and although you are looking at images you are also drawn into her very personal perspective of the world seen through her eyes. The quality of the work is enhanced by that rare quality of knowing just when to press the button and capture the moment when all the component parts of the composition fall in perfect harmony.

She is present in all her observed work because of this however to view her self portrayal work is to gain an insight into who she is and how the world may view her which is the ideal compliment to the observed work.

Her entire portfolio is a wonderfully textured ongoing history of who she is – what her eyes see which is encapsulating and this is a very rare quality in photography today – that is to be able to say – ‘the artist is always present’

 

Richard Witham - Painter

J'adore les photos de LSarah Dubas : elles conjuguent poésie, humour, surréalisme. Tout ce que j'aime ! Un regard très singulier sur le monde. Ses photos sont de vrais tableaux. A travers ses photos comme à travers ses poèmes, c'est le même absolu qui émerge..."



Monique Ayoun - Ecrivain, journaliste

 


L'une des premières choses qui m'a frappée en découvrant le site de Sarah, c'est cette capacité qu'a la talentueuse photographe à mettre l'image en musique. Cette musicalité de l'image, je la retrouve notamment dans ses "Cieux" ou dans son "Naturland". Il n'est pas rare que j'écoute une sonate de Chopin ou un concerto pour piano de Mozart tandis que mon esprit s'égare dans les nuages ou parmi ces végétaux aux couleurs chatoyantes. Puis, au fil de ce voyage, je découvre que tout cela va bien au-delà de la musique : la parole, les mots, sont présents, comme si chaque photographie essayait de me dire quelque chose, de parler. C'est alors qu'une poésie d'une rare intensité se révèle. "L'état des roses", dont chaque photo exhale un parfum bien à elle, m'évoque les plus beaux vers baudelairiens ; "My Spirit" m'emporte vers les méditations et les harmonies poétiques chères à Lamartine. Enfin, en suivant les "Traces", il me semble apercevoir dans les flaques les reflets de Dupin, Bonnefoy, Ancet, Vigée. Rarement le travail d'un photographe ne m'aura ému à ce point…

 

Franck Dache blogueur

 

"Les photographies de Sarah Dubas sont des œuvres d’imagination, nées de ses obsessions, elles alimentent nos obsessions et nourrissent
notre imagination.

Qu’est-ce que l’imaginaire ? l’imagination ? si ce n’est une obsession
qu’on suit, qu’on tient, qu’on ne veut pas lâcher.

Les photographies de Sarah Dubas sont des portes ouvertes à des mondes. À nos mondes intérieurs.

Nous nous promenons dans ses photos comme nous nous promenons dans les forêts des contes de notre enfance, dans ces lieux étranges et merveilleux. Elles donnent corps à nos obsessions et à notre imaginaire. Elles sont la réalisation de nos rêves."

 

Emmanuel Régniez, écrivain

L'Art de L Sarah Dubas

 

Des photos qui vous parlent, qui vous touchent 

Des harmonies étranges, ombrageuses, rayonnantes

Mouvements dans les corps, dans les arbres, dans la nature, qui se propagent, d'une oeuvre à l'autre, réveillent et endorment

Le charme qui en émane

Ces regards de femmes

Beauté magique qui ravive le désir de savoir, de comprendre, d'entrer dans l'oeuvre d'art

Voyager avec l'artiste, portés par son âme et son coeur, présence ardente et généreuse

L'art de l'instant

Le moment où la lumière peut changer, qui nous révèle ce qu'on avait peut-être imaginé, dans une poésie hypersensuelle

 

Caroline Duris Metatechno, Musicienne, compositrice

Comme marcher sur un glacier quand on entend le murmure de l'eau qui glisse sous nos pieds et nous fait sentir l'existence cachée de l'essentiel, les photos de LSarah Dubas comportent cet élément, indéchiffrable, qui dépasse les frontières d'une beauté ordinaire. On dirait que les instants d'éternité capturés trouvent leurs références dans les recoins de notre âme. Les sujets qui sont tous en rapport avec la nature, notre nature, l'intimité des corps nus dont la nudité perturbe les lignes corps-âme pour repousser toutes les dichotomies courantes qui divisent nos pensées ; et ce mouvement toujours présent, et en travail si doux et si lent dans son lit comme cette même eau en attente de rejaillir à sa première fuite."

 

Hami S Bloggueur

©LSarah Dubas Photography / Call :06-59-10-99-75/ mail : ​okpourvegas-work@yahoo.fr